Steven et « Bruxelles sans tel » : poser son smartphone pour retrouver le silence, les autres… et soi-même
Une communauté bruxelloise organise des rencontres offline dans les bars, cinémas et lieux culturels de la capitale.

💙 La note positive de BXLpositive — On a tous ce réflexe : sortir son téléphone dès qu’un silence s’installe. À Bruxelles, une communauté propose l’inverse — déposer son smartphone à l’entrée et voir ce qui se passe quand on est simplement là, avec les autres. L’entrée est à 9,50 €, ouverte à tous, et ça donne envie. Voici son communiqué, publié tel quel.

À Bruxelles, un mouvement invite les habitants à poser leur smartphone pour retrouver le silence, les autres… et eux-mêmes
Bruxelles, le 19 août 2026 — Et si, pendant quelques heures, on arrêtait simplement de regarder son téléphone ?
C’est l’expérience que propose Bruxelles sans tel, une communauté bruxelloise qui organise des rencontres offline dans différents lieux de la capitale. Le principe est volontairement simple : déposer son smartphone, ralentir et se retrouver pleinement présent à ce qui nous entoure. Né d’une réflexion sur notre rapport croissant aux technologies, le projet rassemble aujourd’hui une communauté de personnes qui cherchent à créer des moments de déconnexion dans une ville où l’hyperconnexion est devenue presque permanente.
Reprendre possession de son attention
Lors des événements de Bruxelles sans tel, les participants déposent leur smartphone à leur arrivée. Les rencontres alternent généralement entre des moments de convivialité, un temps de silence et un retour aux échanges. Selon les lieux et les éditions, le programme peut également inclure de la lecture, de l’art, de la musique, des conversations ou simplement du temps libre.
Le silence occupe une place particulière dans le concept. « Le silence peut sembler inconfortable au début. On réalise rapidement à quel point nous avons pris l’habitude de remplir chaque seconde », explique Steven Grumiau. « Mais une fois cette première gêne passée, quelque chose se libère. On peut lire, réfléchir, observer, écouter ou simplement ne rien faire. Et surtout, on recommence à remarquer les personnes qui sont autour de nous. »
Cette expérience rejoint une préoccupation plus large : celle de notre capacité collective à rester attentifs dans un environnement conçu pour capter en permanence notre attention.
Une réponse à l’hyperconnexion
Smartphones, notifications, réseaux sociaux, algorithmes et contenus courts ont profondément transformé notre manière de communiquer et de consommer notre temps.
Pour Bruxelles sans tel, il ne s’agit pas de rejeter la technologie, mais de questionner la place qu’elle occupe dans nos vies. « Le smartphone est un outil extraordinaire. Le problème commence lorsque nous ne choisissons plus quand nous voulons l’utiliser », estime Steven Grumiau. « Nous voulons créer des moments où les gens peuvent expérimenter ce que cela fait de reprendre le contrôle de leur attention, plutôt que de simplement en parler. »
Créer des espaces où l’on peut simplement être
Au fil des événements, Bruxelles sans tel rassemble des Bruxellois de différents âges et horizons. Certains viennent seuls, d’autres avec des amis. Beaucoup ne connaissent personne en arrivant. C’est précisément ce qui fait partie de l’expérience : créer un contexte dans lequel les interactions peuvent se produire naturellement, sans la présence constante d’un écran comme intermédiaire.
« Nous avons parfois l’impression que nous sommes plus connectés que jamais. Pourtant, beaucoup de personnes ressentent aussi de la solitude ou une difficulté à créer de véritables liens », explique Steven Grumiau. « Nous voulons simplement créer des environnements qui rendent la rencontre plus facile. Des espaces où l’on peut entrer seul et repartir en ayant parlé à quelqu’un, découvert quelque chose ou simplement passé quelques heures différemment. »
L’ambition de Bruxelles sans tel dépasse donc largement la simple « détox digitale ». Le projet cherche à développer une véritable culture de la déconnexion à Bruxelles, à travers des rendez-vous réguliers dans des bars, lieux culturels, cinémas, espaces artistiques et autres lieux indépendants de la capitale.
« Nous ne voulons pas imposer une nouvelle règle de vie aux gens », conclut Steven Grumiau. « Bruxelles sans tel est plutôt une invitation. Une invitation à expérimenter, à s’ennuyer un peu, à parler à quelqu’un qu’on ne connaît pas, à écouter du silence ou à regarder autour de soi. Et peut-être à se demander ensuite : qu’est-ce que je veux vraiment faire de mon attention ? »
Les prochains événements de Bruxelles sans tel auront lieu le 5 septembre au Boob’s Bar, à Louise, et le 27 septembre au Ratz, à Saint-Boniface.
Contact presse : Steven Grumiau, fondateur — Bruxelles sans tel · +32 470 53 66 85 · info@kryptoncreed.co

💙 Notre mot de la fin — Ce que l’on retient, c’est l’élan : des Bruxellois de tous horizons qui poussent la porte d’un bar ou d’un cinéma sans savoir qui ils vont rencontrer, et qui repartent avec une conversation en poche plutôt qu’un fil d’actualité. Bruxelles a besoin de ces respirations. On y sera, et on vous y attend.
📅 Les prochains rendez-vous
- 5 septembre 2026 — Boob’s Bar, quartier Louise, Bruxelles.
- 27 septembre 2026 — Ratz, quartier Saint-Boniface, Ixelles.
Le principe reste le même : on dépose son téléphone à l’arrivée, on partage un moment convivial, un temps de silence, puis on revient aux échanges.
🔗 Sources & liens vérifiables
- Communiqué de presse officiel « Bruxelles sans tel » — 19 août 2026, transmis à la rédaction par Steven Grumiau (fondateur).
- Compte officiel Bruxelles sans tel : https://www.instagram.com/bruxelles_sans_tel
- Page événements Bruxelles sans tel (Luma) : https://luma.com/s7o5ujjj
- Profil du fondateur : https://www.linkedin.com/in/steven-grumiau-0b0550196
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