REPORTAGE — Le Friet Museum transforme la frite belge en aventure à Bruxelles
L’équipe BXL Positive a visité le seul musée bruxellois entièrement consacré à la pomme de terre et à la frite.
Nous l’avons visité en équipe. Voici le parcours, bloc par bloc.
Infos pratiques vérifiées
- Adresse : Rue de l’Étuve 26-28, 1000 Bruxelles — à deux pas du Manneken-Pis.
- Horaires : ouvert 7 jours sur 7, de 10 h à 18 h (dernière entrée à 17 h).
- Tarifs : 14 € adulte, 12 € senior/étudiant, 8 € enfant.
- Durée de la visite : environ 1 h 30, audioguide inclus en 11 langues.
- Le musée : 900 m², trois étages, plus de 1 600 pièces, ouvert fin avril 2025 par le collectionneur Eddy Van Belle.
Questions fréquentes
Où se trouve le Friet Museum Brussels ? Rue de l’Étuve 26-28, à 1000 Bruxelles, à moins de 100 mètres du Manneken-Pis.
Combien coûte l’entrée ? 14 € en tarif adulte, 12 € pour les seniors et étudiants, 8 € pour les enfants.
Combien de temps dure la visite ? Comptez environ 1 h 30 avec l’audioguide, disponible en 11 langues.
Le musée est-il adapté aux enfants ? Oui : jeux interactifs, flipper géant, démonstration de cuisson et dégustation de frites en fin de parcours.
Le Friet Museum est-il ouvert le dimanche ? Oui, il est ouvert 7 jours sur 7, de 10 h à 18 h.
🎥 Ce reportage a été réalisé avec Lionel Bertrand, alias Les Recos de Lio, partenaire média humain de BXLpositive.news.\n\n## 🔗 Sources & liens vérifiables
- https://www.frietmuseum-brussels.be/
- https://www.frietmuseum-brussels.be/informations
- https://www.frietmuseum-brussels.be/tickets

LE CONTE DE LA PATATE · Un reportage BXL Positive
Il était une fois, à deux pas du Manneken-Pis, une maison magique de 900 m² où une petite pomme de terre devenait une étoile dorée. Installe-toi bien : on te raconte toute l’histoire, image après image, comme on la raconterait le soir, avant de s’endormir avec une petite faim.
01CHAPITRE PREMIER
La petite patate née dans les nuages
Tout là-haut, dans les montagnes des Andes, au Pérou, vivait une petite pomme de terre toute ronde. Cela fait plus de 8 000 ans qu’elle y pousse, disent les savants du musée. Les Incas l’aimaient tellement qu’ils lui avaient donné une déesse rien que pour elle : Axomama, la fille de Pachamama, la déesse de la Terre. Le soleil la réchauffait, la pluie la chatouillait, et personne, personne encore, ne savait qu’elle deviendrait un jour la plus célèbre des Belges.
02CHAPITRE DEUX
Bintje, la princesse du royaume
Un jour, une des cousines de la famille reçut un joli nom : Bintje. Il faut savoir qu’il existe environ 4 000 sortes de pommes de terre dans le monde — c’est la plante cultivée qui a le plus de variétés ! Mais c’est Bintje que les frituristes belges préfèrent, parce qu’elle a le meilleur goût. On la pose ici sur un coussin de lumière, comme une princesse dans son château de verre. « Un jour, dit-elle, je serai croustillante ! » Et tout le musée sourit.
03CHAPITRE TROIS
Le grand voyage à travers les siècles
Bintje traversa les océans dans le ventre des bateaux des explorateurs espagnols, au XVIᵉ siècle. Au début, personne en Europe ne voulait la manger : on la trouvait bizarre, on s’en méfiait, on la donnait aux cochons ! Puis les affamés goûtèrent, et l’aimèrent, et ne la lâchèrent plus. Dans cette grande salle rouge, les vieux outils de ferme, les tableaux et les livres tout jaunis racontent encore ce voyage à voix basse. Approche l’oreille, tu les entendras.
04CHAPITRE QUATRE
Les voix magiques du casque jaune
Dans ce château, on te remet un audioguide enchanté, compris dans le ticket. Tu le poses sur tes oreilles et il te parle dans onze langues différentes ! Et surtout : c’est lui la clé. Tu le présentes devant les bornes et les jeux se réveillent — le flipper, le tir aux insectes qui grignotent les champs, le Frite Ninja. La visite dure environ une heure et demie, mais on ne voit pas le temps passer.
05CHAPITRE CINQ
Le sortilège des deux bains chauds
Voici le grand secret, chut ! Pour devenir une vraie frite belge, Bintje est coupée en bâtonnets de 8 à 12 millimètres, puis plongée deux fois dans le chaudron. Un premier bain de 6 à 8 minutes, à 130-140 °C, pour devenir toute tendre à l’intérieur. Un petit repos de dix minutes. Puis un second bain, très court, à 170 °C, pour devenir dorée et croustillante. Abracadabra : croustillante dehors, moelleuse dedans. Les artistes du musée en ont même fait des tableaux.
06CHAPITRE SIX
Le pays des jeux, tout en haut
Plus loin, le musée devient une aire de jeux : on monte sur un tracteur comme un vrai fermier, on entre dans un fritkot, on chante au cabaret de la frite, et on doit choisir son camp — team ketchup ou team mayonnaise ? Ici, on apprend plein de choses sans même s’en rendre compte, exactement comme dans les meilleures histoires.
La suite du conte, image après image
Tourne les pages avec nous : chaque photo est une scène de l’histoire, et chaque scène cache un secret.
07LA SUITE DU CONTE
« Bienvenue dans notre royaume ! »
À peine la porte franchie, deux personnages te saluent : la Patate et la Frite, debout sur leur podium sous l’enseigne du musée. Ce sont eux les héros de l’histoire. Ils ne parlent pas, mais leurs grands yeux disent : « Suis-nous, on monte trois étages ensemble. »
08LA SUITE DU CONTE
Les deux gardiens du conte
Un peu plus loin, deux personnages assis veillent sagement sur le décor. Ils ont l’air de se raconter des blagues de patates depuis des heures. Dans ce musée, on a le droit de rire : la frite, c’est sérieux, mais jamais trop sérieux.
09LA SUITE DU CONTE
Le flipper enchanté
Ici, la patate rebondit, clignote et fait « ding ! ». Tu présentes ton audioguide devant la borne et la machine s’allume comme par magie. À côté, d’autres jeux t’attendent : viser les insectes qui dévorent les champs, ou trancher les frites comme un ninja.
10LA SUITE DU CONTE
Les baguettes magiques en fonte
Avant les machines électriques, on coupait les pommes de terre avec ces engins tout en fonte, avec de grandes manivelles. Le collectionneur du musée a parcouru des kilomètres pour retrouver ces pièces rares. Une poussée sur le levier, et hop : des bâtonnets bien réguliers.
11LA SUITE DU CONTE
L’arc-en-ciel des sauces
Du haut de l’escalier, on découvre tout un mur : américaine, andalouse, tartare, cocktail, ketchup, mayonnaise, moutarde… Chacune a sa petite histoire et sa vitrine. La grande question du royaume reste sans réponse : laquelle est la meilleure ?
12LA SUITE DU CONTE
Le cornet qui lève le pouce
Ce cornet souriant est le copain préféré des enfants. Il lève le pouce comme pour dire : « Tu viens ? La suite est par ici ! » C’est aussi le meilleur endroit du musée pour faire une photo de famille.
13LA SUITE DU CONTE
Mille salières dans un placard
Dans cette vitrine vivent des dizaines et des dizaines de salières et de poivrières de collection, ramassées un peu partout. Chacune a servi sur une vraie table, dans une vraie friterie. Une pincée de sel, une pincée de souvenirs.
14LA SUITE DU CONTE
La baraque d’autrefois
Voici le fritkot comme au temps des arrière-grands-parents, avec sa bâche rayée rouge et verte. Sur la place du village, c’était le lieu où tout le monde se retrouvait, petits et grands, après l’école ou après le match. En Belgique, la friterie, c’est un peu la maison de tout le quartier.
15LA SUITE DU CONTE
La caverne des sauces
Au milieu de la salle trône une cuve géante, toute rouge, comme le chaudron d’un magicien. On y apprend d’où viennent les sauces belges et pourquoi il y en a autant. N’y tombe pas : tu ressortirais tout rouge !
16LA SUITE DU CONTE
La table qui parle toutes les langues
Dans le décor de la Taverne, une grande table raconte l’histoire de la frite aux visiteurs venus du monde entier. Onze langues dans les oreilles, une seule et même passion sur la table. Même les touristes japonais repartent en disant « frietjes ».
17LA SUITE DU CONTE
Le moment le plus délicieux
Chez Julien, on tend enfin le petit cornet, à la fin du parcours. C’est la récompense de l’histoire : des frites toutes chaudes, cuites devant toi, à la graisse de bœuf ou à l’huile végétale, c’est toi qui choisis.
18LA SUITE DU CONTE
La friteuse qui donne la recette
Sur la pancarte, tout est écrit : 4 étapes, dont 2 cuissons. Le frituriste explique, la friteuse chante, la vapeur monte. Et l’on apprend un chiffre rigolo : bien cuite, une frite n’absorbe qu’environ 11 % de graisse, et une bonne portion pèse à peu près 300 grammes.
19LA SUITE DU CONTE
Des pompes couronnées de Manneken-Pis
Regarde bien le haut des pompes à sauce : chacune porte un petit Manneken-Pis en guise de couronne. C’est le clin d’œil bruxellois du musée, à cinquante mètres de la vraie fontaine. Personne ne fait ça ailleurs dans le monde.
20LA SUITE DU CONTE
Bij Julienske, le carrosse jaune
Cette baraque jaune soleil brille comme un carrosse au milieu du musée. On peut y entrer, se mettre derrière le comptoir et jouer au patron de la friterie. Attention : le client attend, et il a très faim.
21LA SUITE DU CONTE
« À bientôt ! »
Devant l’enseigne du musée, le Manneken-Pis fait un dernier clin d’œil. Dehors, le vrai t’attend au coin de la rue, et toute la ville sent la frite. C’est ici que notre conte s’arrête… mais ton histoire à toi commence.
Et ils croustillèrent heureux pour toujours
Voilà comment une petite patate des montagnes du Pérou est devenue la star dorée de Bruxelles. Le musée a été imaginé par un collectionneur passionné, Eddy Van Belle — le même qui a créé le musée du chocolat juste en face et le Frietmuseum de Bruges — et il a ouvert ses portes fin avril 2025. Une histoire vraie déguisée en conte de fée, à vivre en famille, à hauteur d’enfant. Fin… ou plutôt : à table !
Préparer la visite
Rue de l’Étuve 28 · 1000 Bruxelles
Ouvert 7 jours sur 7 · 10 h–18 h · visite ± 1 h 30
Dernière entrée à 17 h · 14 € adulte, 12 € étudiant/65+, 8 € enfant (3-11 ans)
11 langues
Photos fournies à BXL Positive · © Friet Museum Brussels
BXL Positive
Reportage signé par l’équipe BXL Positive
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www.bxlpositive.com/articles/reportage-friet-museum-brussels-visite-musee-frite-bruxelles
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